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Conservatoire Observatoire Laboratoire des Jeux Olympiques de Grenoble - COLJOG

Grenoble

Hockey, patinage, cérémonies, presse, village olympique

Deux ensembles de réalisations olympiques furent créés à Grenoble à l'occasion des Jeux Olympiques de 1968. La localisation géographique nous permet d'évaluer leur caractère et leur fonction différente. Tout d'abord, il s'agissait d'un vaste complexe sportif, comprenant: le stade de glace, la patinoire et l'anneau de vitesse, situé dans le parc Paul Mistral, ensuite, dans le sud de la ville, s'édifiait le centre de presse, le stade d'ouverture et le village olympique.

Textes ci-dessous : © Rémy NAVILLE - La Ville de Grenoble et les Xème Jeux Olympiques d'Hiver
ALPEO EDITIONS - ALPEO Alpes Olympiques et Sportives

Le Stade Olympique

Cérémonie d'ouverture des JO

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©Jack Lesage - Photo Presse

L'Emplacement

La cérémonie d'ouverture, pour laquelle les organisateurs prévoyaient une foule de 60.000 personnes, posait un ensemble de problèmes d'implantation, non seulement pour l'édifice lui-même qui accueillait cette manifestation mais surtout pour les dessertes et parcs de stationnement.

Aussi a t-il été décidé, après l'étude de nombreux projets, que cette cérémonie aurait lieu sur le vaste espace libre d'une zone non aménagée de la ZUP (Zone à Urbaniser en Priorité) à proximité du village olympique et du centre de presse, ce qui permettait d'immenses dégagements en direction du sud de la ville, afin que soit facilité le stationnement.

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©Jack Lesage - Photo Presse

La Structure

Le stade olympique était la seule infrastructure provisoire des Jeux (il devait être démonté à la fin de la manifestation). Et c' est pour cela qu' il fut réalisé entièrement en éléments tubulaires démontables. Il fallut 380 kilomètres de tubes pour construire cet ensemble disposé en U et ouvrant sur Grenoble, dont la pointe était occupée par le complexe scénique, vaste plateau incliné vers le public et couronné par un escalier de 96 marches qui montait jusqu'à la vasque. de la flamme olympique. Dans l'axe de la vasque, à l'entrée de l'arène, se trouvait le mât d'une hauteur de 30 mètres, porteur du drapeau olympique (6 m x 9 m). Le complexe occupait une superficie de 60.000 m2, soit autant que la place de la Concorde à Paris.

De l'entrée de l'arène à la flamme olympique:, la distance était de 300 mètres. De tradition antique, une voie triomphale, (ornée de 1200 sapins) s'étendait entre le stade et le centre de la ville. L'importance de ce stade et le désir de donner à la manifestation un caractère prestigieux, ont poussé les responsables du COJO à faire de ce stade d'ouverture, un complexe exceptionnel et original. Il est à noter qu'aucune épreuve de compétition sportive ne s'est déroullée en son sein.

Le Stade de Glace

Patinage artistique et de hockey sur glace

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L'Emplacement

Le stade de glace, situé à l'emplacement de l'ancien stade militaire dans le parc Paul Mistral était l'équipement sportif le plus spectaculaire réalisé à l'occasion des Jeux de Grenoble.

Il constituait l'élément le plus important du complexe olympique grenoblois. En effet, c'était l'édifice le plus étonnant par sa taille, son coût et sa fonction ; le plus emblématique par son programme et par son architecture.

Il faisait véritablement figure de cathédrale des sports de glace. La manifestation olympique nécessitait la construction d'une grande patinoire pour recevoir les épreuves de patinage artistique et de hockey sur glace. De plus, il fut décidé que le stade de glace accueillerait la cérémonie de clôture des Jeux, le 18 février 1968.

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La Structure

Le stade olympique était la seule infrastructure provisoire des Jeux (il devait être démonté à la fin de la manifestation). Et c' est pour cela qu' il fut réalisé entièrement en éléments tubulaires démontables. Il fallut 380 kilomètres de tubes pour construire cet ensemble disposé en U et ouvrant sur Grenoble, dont la pointe était occupée par le complexe scénique, vaste plateau incliné vers le public et couronné par un escalier de 96 marches qui montait jusqu'à la vasque. de la flamme olympique. Dans l'axe de la vasque, à l'entrée de l'arène, se trouvait le mât d'une hauteur de 30 mètres, porteur du drapeau olympique (6 m x 9 m). Le complexe occupait une superficie de 60.000 m2, soit autant que la place de la Concorde à Paris.

De l'entrée de l'arène à la flamme olympique:, la distance était de 300 mètres. De tradition antique, une voie triomphale, (ornée de 1200 sapins) s'étendait entre le stade et le centre de la ville. L'importance de ce stade et le désir de donner à la manifestation un caractère prestigieux, ont poussé les responsables du COJO à faire de ce stade d'ouverture, un complexe exceptionnel et original. Il est à noter qu'aucune épreuve de compétition sportive ne s'est déroullée en son sein.

Autre record, sa construction avait débuté au mois de février 1966 et s'était achevée un an et demi plus tard (septembre 1967), son inauguration officielle eut lieu le 13 octobre 1967. Le stade de glace contribua amplement à l'image des Jeux Olympiques d'hiver de Grenoble et au prestige de la France.

L'Anneau de Vitesse

Patinage de vitesse

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La Structure

Le premier anneau de vitesse construit en France fut conçu par un bureau d'études de Grenoble (BERG) à côté de la patinoire de Grenoble. Une dizaine de milliers de spectateurs pouvait prendre place autour de cette piste de plein air utilisable seulement en hiver. Il fut le premier anneau bâti en béton et refroidi artificiellement ( à une température de -7° C) pour les Jeux Olympiques.

Il était composé d'une piste de 400 m de longueur sur 14 m de large, de deux tracés d'entra!nement (111 m x 30m) et d un batiment-tnbune de 2500 places. Sous les gradins étaient localisés les locaux sportifs et l'installation frigorifique (la tuyauterie du système se déployait sur 125 km) . L anneau olympique fut inaugure par le maire de Grenoble, M. Dubedout , le 23 décembre 1966 et reçut les épreuves de Patinage de vitesse lors des Jeux de 1968.

Le centre de presse

Bureaux et hébergements des journalistes

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L'Emplacement

Le futur ensemble de Malherbe, à proximité du village olympique, fut aménagé sur un terrain d'une dizaine d'hectares pour l'ensemble de la presse écrite et audiovisuelle. L'importance des médias lors d'un tel événement légitimait la construction d'un vaste complexe lié à l'information du public sur la manifestation olympique, afin d'assurer le logement et l'activité professionnelle des journalistes. Il s'agissait d'accueillir plus de 1500 journalistes de la presse et presque autant pour la télévision, techniciens compris. Le centre de presse comprenait une série de bâtiments à usage d'habitation et d'équipements sociaux correspondants. Les étages inférieurs étaient destinés à la rédaction, à la transmission des informations et d'une manière générale aux locaux de travail, tandis que les étages supérieurs étaient réservés à l'hébergement des journalistes et des techniciens.

Le village olympique

Hébergements des  athlètes

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L'Emplacement

Les organisateurs grenoblois voulaient à tout prix éviter que ne se reproduise lors des Jeux Olympiques un nouveau scandale au niveau de l'hébergement des athlètes comme à Chamrousse pendant le déroulement des Semaines Internationales de 1967. Il fallait donc mettre en oeuvre une organisation et une préparation exemplaire du village olympique, en prévision de l'hébergement, de l'alimentation et de la distraction de plus de 10.000 athlètes, officiels et assimilés au mois de février 1968.

C'était devenu une tradition, les villages olympiques étaient installés dans des logements édifiés à l'intention de la population de la ville organisatrice. La majorité du programme de logement était donc constituée par des prestations HLM (Habitations à Loyer Modéré) améliorées. Les installations du village olympique étaient un ensemble de 1300 logements pour les sportifs avec des équipements sociaux annexes (groupe scolaire et centre sportif), ainsi qu'une résidence universitaire ou encore des foyers pour travailleurs.

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La Structure

Son infrastructure d'ensemble était composée de 8 tours, de bandes à plusieurs niveaux représentant 1033 logements et de 11 petits bâtiments à 4 niveaux (800 chambres pour étudiants et 280 chambres pour les jeunes travailleurs). Il fut décidé de donner à ce complexe un cachet alpin avec l'utilisation massive de bois dans la décoration extérieure. L'organisation du chantier du village olympique avait été difficile, les travaux débutèrent le 1er avril 1966 pour se terminer en novembre 1967. Pour son architecte, M. Maurice Novarina, la terminologie de « village » devait être prise au sens premier du mot :«Ils 'agit bien de concevoir un village avec la notion de rues et de places, afin d'y insuffler une atmosphère vivante. »

Le village des hommes logeait 800 personnes dont 500 athlètes, celui des femmes comprenait 263 chambres individuelles. Les athlètes avaient à leur disposition un restaurant composé de 4 salles à manger de 500 places chacune ( avec 4 menus différents : français, nordique, oriental et slave). Sur le plan des loisirs, les athlètes se voyaient proposer une grande salle de spectacle, des salles de musique, deux salles de télévision , une pièce pour la danse et plusieurs salles de jeux.

Les distractions pour les participants ne manquaient pas mais il faut signaler que tous les concurrents ne logeaient pas à Grenoble, Autrans et Chamrousse bénéficiant chacun d'un village olympique secondaire. La cité administrative quant à elle, assurait le logement du personnel de l'organisation des services publics et des firmes contractantes ; ce qui représentait une capacité d'hébergement de 8054 lits. A la fin des Jeux, le village olympique devait former un quartier neuf au sud de l'expansion de la ville de Grenoble.

Crédits photographiques : fond Photopresse

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